Luc Van Malderen

 

Luc Van Malderen célèbre les anciens châteaux d’industrie sans mélancolie : chevalements de mines, tours de réfrigération, cheminées d’usine, châteaux d’eau, silos. Il voit dans l’archéologie industrielle davantage un ensemble de propositions volumétriques bien agencées, bien cadencées, qu’un cimetière où pavoisent la rouille et la ruine. Chez cet artiste qui fut graphiste et ancien professeur en communication visuelle de La Cambre, à Bruxelles, la réalisation de l’image n’est jamais impulsive. Elle obéit à un rituel strict : fabrication du film, charte des couleurs proposées, montage, impression. Parfois au cours de l’élaboration de l’architecture utopique des changements s’opèrent, résultat d’une réflexion active. Ici tout se crée d’une façon distanciée entre réalité et folie, entre déduction et dérive. « Je dessine librement des lieux industriels ; lors de la promenade, je retrouve mon dessin. Tel quel. D’autres fois, j’observe des constructions interpellantes que j’essaie ensuite de reproduire. J’essaie. Parfois encore, l’esprit lavé de choses inutiles, je travaille de mémoire les configurations de l’architecture. C’est encore différent. Aujourd’hui mes édifices sont sur pilotis, comme des oignons montés en graine. Les pilotis sont des colonnes néo-classiques dans l’embarras… Je m’installe provisoirement entre la mémoire, les réminiscences et la vapeur onirique. » Luc Van Malderen

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1935-1940
sérigraphie 5 couleurs, 1996
extrait de Usine
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Huit semaines après
sérigraphie 5 couleurs, 1994
extrait de Usine
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Usine respectable
sérigraphie 5 couleurs, 1993
extrait de Usine
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Usine mécanique
sérigraphie 5 couleurs, 1994
extrait de Usine
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Neuf semaines après
sérigraphie 5 couleurs, 1994
extrait de Usine